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Posted by on Jan 11, 2018 in Politique |

              Les règles de la campagne électorale    

              Les règles de la campagne électorale    

 

Quand l’inapplication de la règle électorale défavorise les petits et nouveaux candidats :

“En France, les règles médiatico-électorales sont parfois inappliquées.

Certaines de ces inapplications ne sont pas sanctionnées.

On évoquera ci-après qu’un seul exemple : celui des règles relatives aux campagnes électorales dans les médias audiovisuels.

Hors des émissions officielles, les règles qui régissent l’accès de candidats et des formations politiques aux médias audiovisuels, pendant les campagnes et “pré-campagne” électorales sont mal appliquées.

En 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1987, 1988, 1989, 1994, et 1995, on constate des écarts de temps de parole importants entre diverses formations candidates, non seulement entre “grands” et “petits” partis, mais aussi, entre “les petits partis” ou “petits candidats” eux-même.

Ces écarts ne semblent justifiés “ex ante”, ni par le pluralisme politique, ni par le principe d’équité, ni par les résultats électoraux des candidats à l’élection précédente.

Ils ne semblent pas davantage justifiés “ex post” par les résultats électoraux effectifs des différents candidats à l’élection en question.

Lors des législatives de 1997, le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) attire à plusieurs reprises l’attention sur l’écart de temps d’antenne et parole entre, d’une part, les formations représentées à l’Assemblée nationale et, d’autre part, les autres ainsi que sur la nécessité d’un traitement plus équitable et plus significatif envers ces dernières.

 

 La campagne électorale de 2002 :

Pour la campagne électorale de l’élection présidentielle de 2002, le CSA observe que “les chaînes ont éprouvé des problèmes (des complications) à respecter parallèlement les deux fondements d’égalité” (temps de parole et temps d’antenne).

Pendant la pré-campagne, il constate un accès trop restreint au regard du principe d’équité voire, parfois (janvier, février), l’absence totale de temps de parole, et même, à l’occasion, de citation à l’antenne de certains candidats, ainsi qu’un écart trop important entre les temps accordés à MM.

Chirac et Jospin et à leurs soutiens d’une part, et à l’ensemble des autres candidats d’autre part.

Il observe que les opérateurs audiovisuels s’inscrivent prématurément dans une logique du second tour, situation qu’il qualifie de “dérive”.

En mars, cette situation qui perdure lui semble “anormale”.

Il en vient donc à adresser une “mise en garde” aux opérateurs concernés.

Même si la situation évolue courant mars et début avril, le constat semble rester valable pour l’ensemble de la pré-campagne.

En ce qui concerne les législatives de 2002, le conseil supérieur de l’audiovisuel constate après le premier tour que “certains partis et groupements non-représentés à l’Assemblée nationale, n’ont pas bénéficié d’un accès à l’antenne suffisant” l’expliquant par le nombre très élevé de formations présentant des candidats et la brièveté de la campagne.

Pour toutes ces campagnes, l’irrespect des règles et principes (égalité, équité, équilibre selon le cas) est constaté et reconnu par l’organisme de régulation.

Pourtant, en dehors de demandes, voire d’une “mise en garde”, cet irrespect de la règle électorale n’est jamais sanctionné”, article de la journaliste française “Audrey Crespo-Mara”.

L’épouse de Thierry Ardisson, “Audrey Crespo-Mara” a tenu aisément le haut du pavé de l’audience.

Cette dernière a remplacé Anne-Clair Coudray (journaliste française) devant 6 millions de téléspectateurs.